16 septembre 2008
Campagne d’adhésions à l’association « Sauve qui peut » ce samedi 13 septembre 2008
Campagne d’adhésions à l’association « Sauve qui peut » ce samedi 13 septembre 2008
Sous le pont du périphérique, côté Paris et côté Saint-Ouen, les membres de l’association « Sauve qui peut » et le Comité de soutien ont distribué ce tract (traduit en plusieurs langues) et invité les biffins à adhérer. Avec succès !
« Nous n’en pouvons plus de la benne et du harcèlement policier.
Des gens comme vous, les biffins, qui récupèrent dans les poubelles et vendent sous le pont et à Saint-Ouen, ont créé une association pour faire reconnaître notre existence par les autorités et organiser un marché autorisé, comme il en existe dans beaucoup de villes de France et d’Europe.
Les Puces de Saint-Ouen sont un des endroits les plus visités et ce sont des biffins qui sont à l’origine de ce marché.
C’est très simple à mettre en place.
Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts pour exiger ce marché.
Il est important d’adhérer à l’association « Sauve qui peut » pour que les choses changent !
Venez à nos réunions tous les jeudis à 17 h 30 (rendez-vous devant la poste, 11 avenue de la Porte Montmartre). »
22 avril 2008
Répression encore
Paroles de biffin : "Aujourd'hui, samedi 19 avril, la répression était au rendez-vous !!! La benne à ordures est venue à plusieurs reprises et les interpellations n'ont pas arrêté !!!
Un moment j' ai même demandé à un keuf s'ils allaient mettre dans la benne, donc détruire, le chariot de E. Leclerc* dans lequel il y avait de la marchandise saisie ...
Il m' a dit d' aller me plaindre chez E.Leclerc*, et ils l'ont fait..."
17 avril 2008
L’EXASPÉRATION
C’est le sentiment qui semble dominer rue Neuve-Pierre-Curie. Exaspération due à la passivité des pouvoirs publics face aux nuisances subies par les habitants de cette rue de Saint-Ouen, située en bordure des Puces. Ils n’en peuvent plus de l’odeur nauséabonde qui règne dans leur rue, que des tagueurs ont rebaptisée « rue de la pisse ». « Impossible d’inviter quelqu’un chez nous, c’est hors de question », dit l’un d’eux.
C’est dire si notre demande d’installation de toilettes publiques (gratuites) rencontre leur adhésion. En effet, celles et ceux que nous avons rencontrés signent la pétition et beaucoup se disent prêts à participer à nos actions.
Mais ce n’est pas leur seul problème. Ils mettent également en avant l’envahissement de la chaussée par des véhicules en stationnement double, voire triple, surtout le week-end (jours des Puces) et parfois à demeure. Difficile même de sortir son propre véhicule du parking ou de rentrer chez soi ! « Et un handicapé, comment ferait-il ? », se demande ce même habitant.
Des véhicules derrière lesquels, justement, on se dissimule pour uriner…
26 mars 2008
Débarras ou embarras ? 344 euros !

M. M., biffin, ce dernier week-end de février a étalé sa marchandise, sous le pont du périphérique, Porte Montmartre. Descente de police et deux PV de 172 euros chacun :
Le premier (à 17 h 35) : « Vente de denrées non périssables sur la voie publique sans autorisation (friperie) »
Le second (à 17 h 40) : « Embarras volontaire de la voie publique ; emprise constatée 2 mètres sur 1 mètre, empêchant la circulation des piétons ».
25 mars 2008
Cocotte minute et mètres cubes
C’est un monsieur, âgé, qui vient vendre, aux puces de la Porte Montmartre, depuis longtemps. Ses collègues biffins l’ont surnommé « cocotte-minute », parce qu’il propose ses marchandises dans un carton pas plus grand que celui qui contiendrait justement une cocotte. Comme tous les week-ends (plusieurs fois par jour), une descente de police. Il est verbalisé pour…12 mètres de linéaire.
Sa voisine, qui, elle, a étalé généreusement son drap par terre, est verbalisée pour 2 mètres !
Le même week-end, un autre biffin écope d’une amende pour 1 mètre cube…
Parmi les unités de mesure encore disponibles, on peut suggérer les hectares, les hectolitres, les tonnes, les kilomètres-heure, les mégawatts…
